Industrie

Industrie Automobile

Les principales industries au Maroc sont les énergies renouvelables, l’aéronautique, l’industrie automobile et l’électronique qui ont fait des progrès significatifs au cours de la dernière décennie, en plus du secteur de l’offshoring, du textile, de l’agroalimentaire, de l’industrie pharmaceutique et de l’exploitation minière. Le Royaume du Maroc a introduit il y a quelques années une nouvelle politique industrielle, connue sous le nom de Plan d’accélération industrielle, qui vise à faire passer la contribution du secteur au PIB de 14% actuellement à 23% d’ici 2030, et à créer 500 000 nouveaux emplois. Entre 2008 et 2016, la valeur ajoutée du secteur secondaire a augmenté de 2,5 % par an en moyenne, ce qui représente 28,9 % en moyenne de la valeur ajoutée totale (VTA). L’industrie textile crée plus de 200 000 emplois.

Afin de mieux exploiter son potentiel et d’établir une croissance durable, le Royaume a développé une vision globale, intégrant à la fois l’exportation et le marché intérieur. En ce qui concerne la transformation alimentaire, le climat tempéré du Maroc, ses sols et ses ressources en eau en ont fait la deuxième industrie de transformation du pays, tandis que l’industrie pharmaceutique est sur le point de faire passer sa contribution au PIB de 14 % à 23 % d’ici 2020 et de créer 500 000 nouveaux emplois.

En outre, l’industrie minière du Maroc est importante pour l’économie nationale, car le Royaume est le deuxième producteur mondial de phosphate et possède environ 75 % des réserves mondiales estimées. Ce secteur joue un rôle majeur dans l’économie du pays, puisqu’il contribue à hauteur de 21 % à la valeur des apports de fonds à l’exportation et emploie environ 40 000 personnes.

L’énergie renouvelable est au cœur de la politique énergétique nationale, qui s’oriente vers une diversification des sources d’approvisionnement en énergie en portant la contribution des énergies vertes à 42 % de l’énergie électrique.

L’industrie automobile

Le Maroc figurait parmi les dix premiers marchés d’approvisionnement de l’Afrique ces dernières années. En 2019, la valeur des exportations marocaines vers les autres pays africains s’élevait à 2,24 millions de dollars. Ce chiffre représente environ 3 % des parts totales de l’agrégation de l’Afrique. Le pays d’Afrique du Nord est le septième plus grand fournisseur de véhicules, pièces et accessoires automobiles.

En plus d’être un fournisseur régional de premier plan, « l’expérience du Maroc dans le domaine de l’automobile présente des enseignements précieux » pour les secteurs d’autres pays africains, selon le rapport.

En effet, ajoute le rapport, les revenus de la production de véhicules automobiles du Maroc s’élèvent à 10,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de 25 % des exportations totales du Maroc en 2019.

Le Forum économique mondial attribue ce succès aux banques offshore actives dans les zones franches d’exportation du Maroc. Les banques offshore proposent des montages financiers sur mesure aux investisseurs locaux et étrangers dans l’industrie automobile, en soutenant des projets tant onshore qu’offshore. L’investissement public-privé dans les infrastructures clés de la production automobile, ainsi que les exonérations de l’impôt sur les sociétés, sont autant de facteurs qui contribuent à ce succès.

Selon le rapport, le principal facteur de succès est le leadership industriel du Maroc qui œuvre pour « l’avenir de la mobilité ». ”

Le secteur industriel du pays « anticipe les technologies de demain » et travaille à « la transition globale de l’industrie vers la quatrième révolution industrielle », conclut le rapport.

Exploitation minière

Dès que l’on évoque le Maroc dans le monde minier, le phosphate vient à l’esprit. Le secteur minier marocain est très développé pour les phosphates, mais il est encore sous-exploré pour les autres minéraux. Il est vrai que le Maroc est l’un des premiers producteurs mondiaux de phosphate de haute qualité. Il possède la plus grande base de ressources en phosphate au monde et produit environ 15 % de l’offre mondiale. Les exportations de phosphate sont parmi les plus grandes sources de devises du Maroc.

Le Maroc est également un important producteur d’argent et de plomb et est le plus grand producteur d’Afrique. Dans l’ensemble, l’exploitation minière contribue à environ 35 % des exportations et la contribution de l’exploitation minière au PIB du Maroc est en constante augmentation et comparable à celle des juridictions minières avancées.

Globalement, l’exploitation minière contribue à 9 % du PIB du pays, représente 30 % de ses exportations, constitue la majorité du fret maritime et ferroviaire et emploie plus de 40 000 personnes.

En dehors des phosphates, on estime que 400 millions de dollars américain ont été injectés par les entreprises privées du secteur. Les principaux minéraux sont le zinc, le fluor, la barytine, le cobalt, la bentonite, le cuivre, le minerai de fer, le manganèse, l’argent, l’or, l’uranium et les éléments des terres rares. L’objectif du gouvernement marocain est d’augmenter de manière significative la part des activités minières autres que les phosphates dans le secteur minier.

Le Maroc a mis à jour sa législation minière en 2014, afin d’encourager les investissements internationaux. Cela a conduit à une augmentation de la présence des entreprises internationales tant dans l’exploration que dans le développement des mines. Le nouveau code devrait attirer un grand nombre de juniors et quelques majors au Maroc pour l’exploration de plus grandes surfaces à des conditions très avantageuses, y compris des incitations fiscales. La taille des zones de permis est passée, en vertu de la nouvelle loi, de 16 à 600 km carrés, avec la possibilité pour une société d’obtenir jusqu’à 4 permis totalisant 2400 km carrés. Actuellement, les incitations comprennent :

Au Maroc il existe de vastes gisements polymétalliques contenant de l’argent, du plomb, du zinc et du cuivre de très haute qualité. Ces gisements se trouvent à travers les chaînes de montagnes de l’Anti-Atlas et du Haut-Atlas et sont exploités par des mineurs à petite échelle.

Le gouvernement marocain a défini une stratégie visant à tripler le chiffre d’affaires du secteur minier d’ici 2025, pour le porter à 1,5 milliard de dollars. Dans le cadre de cette initiative, une nouvelle loi minière a été promulguée en 2016.

Textiles

Le textile constitue une industrie majeure au Maroc, car il contribue largement aux agrégats de l’industrie nationale (27 % des emplois et 7 % de la valeur ajoutée industrielle). L’Union européenne est le premier client du Maroc en matière de textile et d’habillement, la France important du Maroc 48% de la bonneterie, 28,5% du textile de base et 27,6% du prêt-à-porter. Cette performance est attribué aux nombreux atouts dont bénéficie le Maroc, à savoir la proximité géographique, la flexibilité, les compétences en matière d’approvisionnement et les multiples opportunités offertes par les accords de libre-échange avec l’Union européenne, les États-Unis et la Turquie.

En vue de mieux tirer parti de son potentiel et d’assurer une croissance durable, l’État a développé une vision globale, intégrant à la fois l’exportation et le marché intérieur, objectif poursuivi dans le cadre du Plan d’accélération industrielle 2014-2020.

Un soutien continu sera notamment apporté à l’émergence d’un secteur textile compétitif et innovant, capable d’attirer davantage d’investissements étrangers directs, notamment chinois, et de développer des partenariats gagnants.